Le Bilan Carbone

Bilan carbone

Le Bilan Carbone – Source : Pixabay CC0

L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) a conçu un outil d’évaluation des émissions de CO2. Il s’appelle le Bilan Carbone et mesure les émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre. La méthodologie et le protocole sont publics et validés officiellement. Ainsi, tout acteur économique (entreprise, association, fondation, administration, collectivité, citoyen…) peut tenir une comptabilité carbone de ses activités.  Ce bilan basé sur un référentiel permet des comparaisons.

De la marque déposée au processus

Bilan Carbone® est une marque déposée. Vulgarisée, elle fait partie aujourd’hui du jargon des entreprises.

Elle est maintenant plus une démarche globale déployée dans les stratégies génériques de réduction des impacts environnementaux.

Elle est segmentée en six étapes :

– Sensibilisation au réchauffement climatique.
– définition du périmètre de la comptabilisation.
– Collecte des données nécessaires.
– Exploitation des données.
– Construction d’un plan d’action en vue de la réduction des émissions
– Mise en pratique des mesures décidées.

De l’usage d’un Bilan Carbone®

Il s’agit d’un outil RSE particulièrement apprécié par les entreprises dans le cadre de leur stratégie environnementale et de réduction des émissions de GES. Outre une mesure de la performance en la matière, c’est un moyen d’engager les équipes.

De nombreux managers l’utilisent comme outil de soutien à leur management environnemental. Il peut aussi servir à réfléchir sur les processus de fabrication afin de gagner en productivité, à générer des innovations, plus généralement des pistes d’amélioration des actions RSE.

Il sera présent dans la déclaration de performance extrafinancière et permettra de valoriser l’efficacité de la politique de lutte contre le réchauffement climatique.

Le bilan carbone simple

Les normes internationales (GHG Protocol et ISO 14069) différencient les périmètres d’analyse des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Scope 1: il concerne les émissions directes liées à la fabrication du produit ou service.

On comptabilise les GES produits par les ressources de la structure utilisant les énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon, tourbe…).

Scope 2: il concerne les émissions indirectes liées à l’achat ou à la production d’énergie (généralement électrique) nécessaire à la fabrication du produit ou du service.

Scope 3: il comptabilise plus largement les GES.

En effet, on comptabilise la totalité des émissions indirectes. C’est-à-dire en incluant toutes les étapes du cycle de vie du produit ou du service (approvisionnement, logistique, transport des marchandises et des personnes, utilisation, fin de vie…).

Le bilan carbone obligatoire (ou bilan carbone Grenelle II)

Depuis, la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement dite Grenelle II, un bilan GES réglementaire est obligatoire.

Sont concernés :

– Les entreprises de droit privé : effectifs > 500 personnes (250 en outre-mer)
– Les établissements de droit public : effectif > 250 personnes
– Les collectivités (communautés urbaines, départements, régions…) dépassant 50 000 habitants
– L’État

Trisannuelle, la méthode de l’ADEME est admise de même que d’autres outils dès lors qu’ils respectent les périmètres 1 et 2 (Scope). Le niveau 3 n’est que recommandé.

Par ailleurs, en plus, le bilan GES réglementaire présente un résumé des mesures décidées et des actions programmées afin d’arriver à une réduction des émissions.

Le bilan carbone d’un citoyen

Ce processus peut s’appliquer à tout individu. On peut mesurer les émissions liées à la consommation et à la vie d’un citoyen. Cette donnée peut se ventiler selon les postes budgétaires des familles.

Elle fournit une information à même d’engager des changements comportementaux individuels afin de réduire ses émissions.

Il s’agit bien sûr de chiffres moyens, différents d’une personne à l’autre selon sa façon de vivre.

Ainsi, un Français émet près de douze tonnes de CO2 par an dont les principales sources sont :

– transport individuel en voiture : 2 tonnes de CO2,
– chauffage et électricité des logements : 1,7 tonne de CO2,
– services publics et de santé : 1,5 tonne de CO2,
– alimentation : environ 1,15 tonne de CO2.

Source : La plateforme de l’engagement RSE et développement durable

 

Auteur : Basile GABRIEL Consultant ESS – Pôle Conseil alterethic

Date de publication : Le 27/09/2019

 

 

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